Extrait d'une lettre de recommandation.
"Elle a su l'éveiller dans de multiples activités manuelles, culinaires, d'éveil en tout genre qui lui ont été profitables et enrichissantes."
"Lydie est une professionnelle à l'écoute des enfants et de très bons conseils pour les parents."

Projet d'accueil


Philosophie éducative


Accueillir un enfant c'est accueillir un être en devenir qui va se construire à la rencontre de différents éducateurs, dont les premiers resteront toujours ses parents. Faire le choix d'une assistante maternelle, c'est faire le choix d'un accueil plus individualisé, plus à l'écoute des rythmes naturels de l'enfant et des choix de ses parents. Je suis convaincue que c'est un accueil particulièrement adapté à la petite enfance.

Ma philosophie éducative en tant qu'Assistante Maternelle se base sur les méthodes proposées par Maria Montessori. Concrètement, cela repose sur le respect et l’autonomie de l’enfant.

« Apprends moi à faire tout seul »

Mon rôle consiste à apprendre des choses aux enfants, mais aussi à mettre en place un environnement qui soit à la fois stimulant, rassurant, et sécurisé pour leur permettre de faire leurs propres expériences, apprendre par eux même, et acquérir une réelle autonomie.


La Non-Violence


Un cadre rassurant est également un cadre non violent. Aucune punition corporelle ne sera donnée à l'enfant, ni aucune brimade psychique (moqueries, insistance excessive à finir un plat, etc.).

Quand des limites et des sanctions doivent être posées, ce sera de façon calme et en respectant l'enfant (qui aura été prévenu de la sanction avant qu'elle n'arrive.) Les sanctions seront évidemment adaptées à l'âge de l'enfant et son stade de développement. De manière générale, une voix plus « sévère » et une simple mise à l'écart de quelques minutes sont souvent suffisantes.


Le respect des habitudes parentales


Il s'agit pour moi de connaître les attitudes éducatives des parents (en matière de limites, de principaux interdits, de punition) tout en étant cohérente auprès de l'enfant à la fois dans les règles de vie chez moi, et dans la référence aux règles de vie chez lui.

L'enfant est respecté dans sa globalité (dans son stade de développement, son physique, sa personnalité, ses émotions, et en fonction de la culture et des croyances de ses parents.)

Tant que les habitudes de chacun sont comprises et respectées, il n'est pas nécessaire d'instaurer les mêmes règles de vie chez les parents et l'assistante maternelle. L'enfant comprend vite qu'il y a différentes règles dans différents lieux. Il l'a peut-être déjà expérimenté chez ses grands-parents, il l'expérimentera par la suite quand il entrera en collectivité (halte garderie, école, centre aéré...)

Par exemple, un enfant peut être allaité chez lui et au biberon chez l'assistante maternelle, pratiquer le co-sleeping chez ses parents et dormir seul dans une chambre chez l'assistante maternelle, manger à 13H chez ses parents le WE, et à 11H30 chez l'assistante maternelle en semaine, etc. Il faut simplement accorder plus de temps et d'attention à la période d'adaptation quand il y a beaucoup de différences.


Espace de vie


Le lieu d'accueil des enfants est à mon domicile, une maison T7 avec un jardin clôturé. Il y a des endroits définis pour chaque chose :

- On joue dans la salle de jeux et le séjour pour l’intérieur et dans le jardin clôturé pour l’extérieur. Pour les activités dites « dirigées », elles se passent dans la cuisine.

- On mange à table dans la cuisine. Les petits mangent en premier mais reste à table ensuite, puis vient le tour des grands avec moi. Cela favorise ainsi la discussion et les échanges.

- Les soins et changes ont lieu soit dans la salle de jeux au niveau du coin à langer, soit aux toilettes (WC et pot), soit dans la cuisine (lavage des mains).

- La sieste a lieu dans un lit adapté, dans une chambre calme (une par enfant). Le lit ne servira ni de lieu de jeu, ni de lieu de punition.

La télévision est éteinte pendant mon temps de travail.


Période d'adaptation


On appelle « période d'adaptation » le moment de transition qui va consister à ce que les parents confient « en douceur » l'enfant à l'assistante maternelle, et à ce que les 3 parties concernées (l'enfant, les parents et l'assistante maternelle) apprennent à se connaître et s'adaptent progressivement à cette nouvelle relation.

La période d'adaptation est un moment primordial qui va beaucoup influencer le reste de la garde. Il ne faut surtout pas la négliger.

L'adaptation doit se faire avec les parents, et non avec un substitut familial (grands parents par exemple). Néanmoins, si l'enfant était auparavant confié à un membre de sa famille, on peut envisager sa présence pendant un moment de l'adaptation, compte tenu du fait qu'un temps de séparation sera aussi à envisager avec cette personne.

Selon l'âge de l'enfant, le fait qu'il ait déjà été gardé ou pas, la façon dont se vit la séparation pour l'enfant et ses parents, la disponibilité des adultes, elle va s'envisager sur une à deux semaines, et sera discutée et personnalisée le 1er jour d’adaptation.

Enfin, l'adaptation va aussi permettre la rencontre entre votre enfant et ceux déjà présents au domicile (les miens comme ceux déjà accueillis). Les enfants qui ont déjà un rythme, vont aussi avoir besoin d'une période transitoire, et selon l'âge de l'enfant, manifesteront des réactions différentes (fascination / jalousie pour un bébé, rivalité/amitié pour un enfant du même âge, etc.)


Une organisation quotidienne et annuelle


Organisation quotidienne : Il y a chaque jour les mêmes rituels au moment de l'accueil, du repas, de la sieste et des règles de vie de la maison (un lieu pour manger, un lieu pour jouer, un lieu pour les soins, un lieu pour dormir) qui permettent à l'enfant de se repérer.

Organisation annuelle : Tout au long de l'année nous respectons le rythme des saisons, au niveau des sorties (plus courtes en fonction de la météo), des activités (préparation du sapin à Noël, des œufs à Pâques, etc.) et de l'alimentation (fruits et légumes de saison, plus de repas chauds l'hiver et de repas froid l'été, etc.)


Les différents moments de la journée


Les journées se déroulent de la façon suivante :

L'accueil : L'accueil du matin est un moment calme où je suis disponible pour les parents et pour les enfants. Je pense que c'est un moment important, surtout pendant la phase d'adaptation. Il me semble important que les parents prennent le temps de dire au revoir à l'enfant, de lui rappeler si nécessaire qu'il va passer la journée chez moi et qu'ils viendront le récupérer le soir, puis qu'ils partent en toute confiance... même si l'enfant pleure un peu.

Les activités du matin : La matinée est réservée aux jeux extérieurs si le temps le permet et aux activités d'éveil dirigées.

Le repas et le rituel de coucher : détaillé plus loin.

La sieste, le réveil spontané et le jeu libre : détaillé plus loin.

Le goûter : A l’intérieur ou à l’extérieur selon le temps.

Le départ et bilan de la journée : C'est un moment où j'essaye également d'être disponible et de faire une retransmission orale des moments forts de la journée, où d'un événement particulier s'il a eu lieu après la rédaction du bilan écrit. Si le parent le souhaite et a un peu de temps, il peut prendre le temps de laisser l'enfant terminer son jeu, s'y intégrer, parler avec lui de ce qu'il est en train de faire, etc. Il arrive au contraire que l'enfant ait une très forte envie de rentrer chez lui qu'il manifeste clairement (« vient, on s'en va ») ou de façon détournée (fait semblant de ne plus vouloir partir). Dans ce cas, il vaut mieux que le parent ne s'attarde pas trop et que, si c'est nécessaire, consulte le cahier de suivi.


 Les activités d'éveil


Les activités sont proposées en fonction de l'âge, toujours sur le principe du jeu libre et de l'activité autonome. Par exemple, pour les activités manuelles, on sortira des feuilles, des feutres, de la peinture, mais on n'obligera pas l'enfant à s'en servir ; par contre, il devra respecter les lieux d'activités, et ranger après un jeu. Au cours de la journée et de la semaine, je veille à ce qu'il y ait un équilibre entre jeux d'intérieurs et jeux d'extérieurs.


Hygiène et sécurité


La maison de l'Assistante Maternelle est un environnement qui respecte les règles d'hygiènes et de sécurité préconisées et/ou imposées lors de l'agrément, et réactualisées régulièrement lors des contrôles ou des sessions de formation. Elle est souvent beaucoup plus sécurisée que la maison des parents, car elle accueille plusieurs enfants qui ont des habitudes de vies différentes, et des réactions différentes face au risque.

Les règles d'hygiène indispensables à la santé de l'enfant sont respectées :

- Lavage des mains systématiques à tout changement d'action (avant et après un soin, un change, un repas, une activité)

- Le linge est personnel pour chaque enfant (bavoir, serviette, gant de toilettes, turbulette, draps.)

Les pièces où les enfants sont accueillis sont rangées, nettoyées et aérées chaque jour. Les jouets sont lavés et désinfectés régulièrement.

Des règles d'hygiène strictes sont respectées lors de la préparation des biberons et des repas, pour la conservation des aliments. Si les parents apportent les repas de l'enfant, ils doivent être transportés dans un sac isotherme et sont mis au réfrigérateur dès l'arrivée à mon domicile.

Par ailleurs, je me ferai le relais des parents auprès des enfants dans l'apprentissage des règles d'hygiène et dans l'apprentissage de la propreté qui sera initiée par eux.


L'enfant malade


Les parents restent les premiers responsables de la santé de leur enfant. Après avoir joint les parents, en cas de problème, je n'amène pas les enfants à l'hôpital ou consulter leur pédiatre.

L'enfant est accueilli même quand il est malade, hors fièvre supérieure à 38,5°C, gastro-entérite, et maladies contagieuses. Les soins nécessaires lui sont donnés, ainsi que les médicaments, sous réserve d'une ordonnance (privilégier un traitement sur 2 prises : matin et soir). Si l'enfant nécessite un régime particulier pendant sa maladie, je peux le préparer en étant prévenue au moins la veille.

Aucun médicament, même en vente libre, ne sera donné sans ordonnance ou protocole médical.



L'acquisition de la propreté


Le contrôle sphinctérien, et donc l'acquisition de la propreté, sont une étape importante du développement de l'enfant. Il n'y a pas à soumettre l'enfant à un apprentissage strict, il devient propre naturellement. Des conditions sont nécessaires pour savoir qu'il est prêt :

La maturation physiologique :
L'enfant doit être physiologiquement capable de contrôler volontairement ses sphincters. On se fie en général à trois indicateurs neuromusculaires : savoir marcher, savoir monter et descendre seul et correctement un escalier, savoir prendre en pince des objets de très petite taille.

La maturation individuelle :
L'enfant doit être capable de prendre conscience de son besoin, de comprendre ce qu'il doit faire à ce moment là, et de savoir communiquer son besoin à l'adulte. Il doit surtout avoir le désir de devenir grand (et donc, accepter de renoncer à certaines choses de « bébé ».) Il existe des indices permettant de savoir quand proposer le pot à un enfant : il signale à l'adulte quand il est sale, il ne veut plus de couches ou les enlèves, il réclame le pot ou les toilettes.

L'ensemble de ces conditions est rarement réuni avant 18-24 mois. Certains enfants vont réclamer le pot dès 2 ans, d'autres pas avant 3 ans. L'apprentissage de la propreté se fait souvent progressivement, avec parfois des retours en arrière, il est important de respecter l'intimité, la pudeur, et le rythme de chaque enfant.

En raison de l'importance de cette étape, elle doit être initiée par les parents, sur des temps de week-end ou de vacances. Si les parents le souhaitent, je pourrais leur donner mon avis sur la maturité de leur enfant, mais je ne me ferais le relais dans cet apprentissage, que lorsque les parents seront prêts, l'auront commencé avec leur enfant, et m'auront indiqué leur façon de s'y prendre, la fréquence à laquelle je dois proposer les toilettes à l'enfant, le fait de continuer ou pas à lui mettre des couches pendant les transports et la sieste, etc.


Le repas des nourrissons


Que l'enfant ait été allaité par sa mère ou nourrit au biberon, il sera le bienvenu chez moi. Je respecterai scrupuleusement les heures et quantités indiquées par les parents, et leur indiquerait toujours le comportement de l'enfant (s'il n'a pas fini son biberon, ou si, au contraire, il pleure à la fin et ne semble pas rassasié.)


Le repas des autres


Les repas sont généralement préparés à la maison à base de produits frais ou surgelés (venant du potager tant que c’est possible), partiellement biologiques (pour les œufs, les légumes,...), par moi et/ou par les enfants. Ils sont variés, suivent le rythme des saisons, et sont adaptés quantitativement et nutritionnellement aux besoins de l'enfant en fonction de son âge.

Dans tous les cas, ils seront informés précisément de ce que l'enfant aura réellement mangé dans la journée. Les temps de goûter et repas sont également des moments de communication et d'apprentissage des règles d'hygiènes et des règles sociales (on se lave les mains, on reste à table, on attend son tour, on dit merci, etc.)


Les règles autour du repas


Dès le début, les enfants apprennent qu'il y a des règles à la maison, et aussi des règles autour du repas. J'aime connaître les habitudes des parents si ils en ont, et leur expliquer les miennes. Il n'est pas gênant que ces règles ne soient pas les mêmes que celles de la maison, les enfants apprennent vite à faire la différence entre leurs éducateurs principaux (les parents) et les différents lieux qu'ils fréquentent (Ass Mat, crèche, école, grands parents...). Par contre, il est important qu'il y ait une cohérence entre les règles (autour des principaux interdits) et qu'il n'y ait pas de dénigrement ou de classification des différentes façons de faire. Par exemple, plutôt que de dire : « Tu ne manges pas avec tes doigts, c'est sale. A deux ans tu est grand alors ne mange pas comme un cochon », je vais dire : « Ici, à deux ans, on mange avec des couverts. Mais il y a d'autres maisons où on mange avec les mains, il y a même des endroits où les adultes mangent avec les mains », et si l'occasion s'y prête, en profiter pour entamer une discussion sur les différences culturelles.

L'hygiène
Les petits sont débarbouillés (main et visage). Les plus grands se lavent les mains avec mon aide.

Assis comment
Dans des chaises adaptées à l’âge de l’enfant, ou réhausseur.

Manger ou faire manger
Dès que l'enfant en manifeste la curiosité, le système de la « double cuillère » est mis en place (vers 1 an). Au début, c'est surtout moi qui le nourris, puis petit à petit, on arrive à du 50/50 puis à ce que l'enfant mange seul, ça peut être à 18 mois comme à 30, et varier d'un repas à l'autre. J'essaye aussi de favoriser les aliments qu'ils peuvent manger seuls avec les doigts puis avec la fourchette : petits cubes de jambon, de fromage, morceaux de fruits. Sauf contre-indication des parents, les biberons et tasse à bec sont abandonnés au moment où ils passent à table au profit de gobelets en plastiques dur.

On ne fait que manger ?
Le repas est un temps de socialisation, mais n'est pas un temps de jeu. Il n'y a rien d'autre sur la table que les couverts et les aliments (pas de jouets, peluches, tétine...). Par contre, c'est un temps qu'on va utiliser pour « discuter ». Surtout de ce qui est en train de se passer : ce qu'on est en train de manger, d'où ça vient, comment ça a été préparé, est-ce qu'on aime un peu ou beaucoup, à quoi ça sert dans le corps... Quand les enfants deviennent plus grands et plus bavards, les discussion vont souvent aussi tourner autour de ce qui se passe chez eux, de ce qu'on a fait comme activité le matin, de ce qu'on va faire l'après-midi...

Combien de repas ?
Un repas le midi et le goûter. Je ne suis pas convaincue de l’utilité d’une collation à 10h sauf dans certains cas bien particulier.

Forcer ou ne pas forcer ?
Je ne force jamais un enfant à manger... Mais ça ne veut pas dire ne pas insister un peu... Quand ils sont encore bébés (entre 6 mois et 1 an environ), l'aliment refusé sera compensé. Plus tard, l'aliment n'est plus substitué et l'enfant a l'obligation de goûter.
Si l’enfant n’aime pas, le repas continue sans compensation pour autant.

Chaque jour, les parents sont prévenus de ce que l'enfant a mangé, pour pouvoir observer son appétit et mieux comprendre comment il va manger chez lui le soir.


Le sommeil


Contrairement à ce qu'on croit parfois, respecter le rythme de sommeil d'un enfant n'est pas le coucher quand il le demande ou quand il s'écroule de fatigue, mais savoir repérer les signes de fatigue particuliers de chaque enfant. Beaucoup d'enfants luttent contre le sommeil, certains même résistent d'autant plus qu'ils sont fatigués.

Le rôle de l'adulte consiste non seulement à repérer ces signes, mais aussi à les apprendre à l'enfant et à lui enseigner comment apprivoiser son sommeil. Même si chaque enfant a son rythme propre, une connaissance des besoins de sommeil en fonction des âges peut nous aider.

Je respecte le rythme de l'enfant et le couche soit quand il est fatigué, soit après le repas du midi pour la sieste principale (13 heures en général). Les rituels d'endormissement de la maison peuvent être reproduit (doudou, tétine, une berceuse favorite, etc.).

Le réveil se fait de façon spontanée. Si l'enfant a « peu dormi », j'attends un moment pour voir s'il ne se rendort pas (certains enfants ont une période de latence plus longue que l'autre entre les cycles de sommeil, on les lève parfois quand ils se réveillent de la sieste au bout d'1H, 1H30, alors que si on les laissait, ils pourraient repartir pour un deuxième cycle.)

Si à 16H, après 3 heures de sieste, l'enfant n'est pas réveillé, j'encouragerai son réveil en douceur en ouvrant la porte, les volets, etc. Si la situation se reproduit souvent, nous discuterons avec les parents de la conduite à tenir (remettre une sieste le matin, parler de sa fatigue et du sommeil nocturne, etc.)

Les enfants dorment sur des matelas fermes et adaptés aux dimensions du lit, sur le dos et sans oreiller ni couverture pour les nourrissons.